T3 Des bienfaits de l’activité et des méfaits de la paresse."lorber"

Publié le par estaran

EXTRAIT DU GRAND EVANGILE DE JEAN TOME3 DE JACOB LORBER

T3 CH203,2 : Des bienfaits de l’activité et des méfaits de la paresse.
 
Chabbi dit :
Noble ami plein de force divine, il est bien vrai que les affaires du monde et les richesses terrestres, leur acquisitions et leur bonne administration donnent beaucoup à penser et à faire, mais, en faisant bon usage de cette richesse, on apprend aussi toutes sortes de choses utiles, et l’on éveille à des choses utiles l’esprit en sommeil de bien des hommes en leur procurant une occupation utile, les éloignant ainsi de l’oisiveté, qui et ordinairement mère de tous les vices et de tous les péchés.

Considère ce que sont les prêtres dans presque toutes les nations : tant que ces gens ont dû travailler et, comme les autres hommes, gagner leur pain à la sueur de leur front, ils étaient les plus grands amis de la vérité et découvraient et inventaient maintes choses dont nous avons aujourd’hui encore toutes raisons de nous étonner.
Ils apportaient l’harmonie dans la pensée des hommes, édifiaient des écoles où les hommes formaient vraiment leur esprit et apprenaient à se connaître eux-mêmes. De tels prêtres trouvaient jadis les voies de Dieu et, mus par l’esprit et par une vraie bonne volonté, guidaient leur prochain vers cette même connaissance.

Mais quand, par la suite, les hommes reconnurent peu à peu les grands bienfaits des nobles efforts de ces anciens vrais prêtres et comprirent leur immense utilité, ils se chargèrent de tous les durs travaux à la place de ces prêtres qu’ils respectaient et aimaient par-dessus tout, leur firent don de la dîme de leurs récoltes et décidèrent que les prêtres ne devaient plus avoir d’autre tâche ni d’autre préoccupation que spirituelles.

Mais c’est alors que la caste des prêtres devint bientôt oisive, commença à manigancer, emmura la lumineuse vérité dans d’obscures catacombes et se mit à servir à l’humanité crédule d’alors de fables et de légendes ; c’est ainsi que l’oisiveté des prêtres fut la cause évidente du déclin de la doctrine la plus sublime et la plus divine elle-même, celle du vrai grand prêtre qu’était Moïse. Dis-moi, noble ami empli de l’esprit de Dieu, si notre conception de l’existence est bonne ?

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Publié dans LA RESURRECTION

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