T4 Sur le déluge."jacob lorber"

Publié le par estaran

EXTRAI DU GRAND EVANGILE DE JEAN TOME4 DE JACOB LORBER

 CH143,2 : Sur le déluge.

Je dis : Si l'homme tente de se révolter contre cette ordonnance et de transformer le monde, il en sera puni non par la colère arbitraire de Dieu , mais par la rigoureuse ordonnance qu'il aura lésée et que Dieu a fixée dans les choses elles-mêmes, qui doivent être ce quelles sont.

Tu te demande à présent à part toi si le déluge doit être considéré comme une conséquence naturelle et nécessaire du comportement fourvoyé des hommes . Mais leur volonté de mal faire était telle que, non contents de railler mes messagers dans leur aveuglement, ils allèrent jusqu'à en tuer un grand nombre, me déclarant ainsi une véritable guerre.

Mais, je les laissais agir et faire la triste expérience que leur déraison et leur ignorance, dont ils portaient eux-mêmes la responsabilité, ne leur donnaient aucunement le droit de faire de la grandeur de la nature et de l'ordonnance divine ce qui leur plaisait dans leur aveuglement.

Vois-tu, tu es parfaitement libre de monter sur cette grande falaise qui est au sud d'ici, haute de près de cinq cents hauteurs d'homme, et de te jeter au bas la tête la première !
 Mais selon la nécessaire loi de pesanteur de tous les corps, il est évident que cette action délibérée te coûtera la vie de ton corps. Tu peux voir les hautes chaînes de montagnes couvertes d'épaisses forêts. Vas-y avec dix fois cent mille hommes, mets y le feu et fais brûler toutes les forêts afin que ces montagne soient entièrement pelées. Qu'en résultera-t-il donc ?

Les nombreux esprits de la nature ainsi rendus oisifs et nus déchaîneront leur fureur dans les airs. Des éclairs sans nombres, d'effroyables pluie torrentielles et une grêle incessante ravageront toute la région alentour. Tout cela étant le résultat parfaitement naturel de l'acte de dévaster la forêt.

Et quand dix fois cent mille hommes se mettent en devoir de raser les montagnes et de combler de grands lacs, ou de tracer des routes d'une largeur énorme pour que les armées y passent et fassent ainsi la guerre plus facilement ; quand les hommes entaillent toute une chaîne de montagne sur une distance de plusieurs jours de marche et une hauteur de quatre à cinq hauteur d'homme, ou creusent autour de ces montagnes des fossés profonds de deux cents hauteur d'homme, ouvrant ainsi des canaux internes où l'eau circule sous la terre, de telle sorte que les montagnes commencent à s'enfoncer dans les bassins ainsi vidés et que l'eau monte si bien qu'il commence à se former en Asie une sorte de mer montant presque jusqu'aux plus hauts sommets, à quoi il faut ajouter que, lors de ces grandes destructions de montagnes, des centaines de milliers de milliers d'arpents des plus belles forêts ont été détruites, et qu'à cette occasion, des myriades sans nombre d'esprits de la terre et de la nature, jusque là pleinement occupés par cette luxuriante végétation, ont été subitement libérés et privé de leur activité, imagine quel tumulte ces esprits ont dû se mettre à faire dans les régions aériennes !

Quelles tempêtes, quelles pluies torrentielles quels déluges de grêle, quels éclairs sans nombre ont dû alors s'abattre sur la terre pendant quarante jours, et quelle énorme masse d'eau a dû alors recouvrir presque toute l'Asie, tout cela pour des raisons purement naturelles.

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Publié dans L'ARCHE DE NOE

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