T7 Le Seigneur met en lumière contradictions des pharisiens. "lorber"
Extrait du Grand Evangile de Jean Tome7 de Jacob Lorber
CH188,21 : Le Seigneur met en lumière les contradictions des pharisiens.
Je dis : Celui qui veut posséder la vie, doit la recevoir de celui qui, parce qu’il est la vie même, la possède et peut la donner à qui il veut.
Or, ma parole et ma doctrine sont cette vie que je propose à présent à tous les hommes. Ainsi, comme je l’ai dit, celui qui reçoit effectivement ma parole et ma doctrine reçoit aussi de moi la vie pour son âme.
Et si la vie éternelle ne peut être obtenue autrement que je viens de le montrer à tous, où trouverez-vous cette vie éternelle que vous espérez pour vos âmes ?
CH193,1 : Parabole des vignerons. Je dis : Dieu a donné à tout homme trois choses sans lesquelles il ne serait rien d’autre qu’une bête : un libre arbitre entier, une raison, et une conscience qui l’exhorte et le rappelle sans cesse à l’ordre.
Mais, afin que son libre arbitre puisse s’éprouver, l’homme a aussi en lui de façon innée, dans cette chair où il se trouve le plus souvent fort bien en ce monde, la paresse et l’amour de soi.
Or, il faut que l’homme reconnaisse cela de lui-même comme un mal pour son âme et qu’il le combatte par les moyens donnés par Dieu jusqu’à ce qu’il maîtrise parfaitement toutes ses passions physiques. Or, cela semble bien trop difficile et désagréable à l’homme sensuel et paresseux ; il préfère se laisser enchaîner solidement pas ses passions sensuelles croissantes, et entraîner à sa suite des milliers d’autres qui, eux aussi, trouvent agréable à leur chair de se vautrer dans les délices de la paresse.
Mais quelle est la conséquence ? Au lieu de se libérer des liens de la matière par la juste activité conseillée par Dieu, et finalement de rendre véritablement spirituel et vivant ce qu’il a en elle de matériel, l’âme ne fait que s’enfoncer toujours plus profondément dans la matière morte.
Quand ce mal devient par trop universel chez les hommes, Dieu les prend en pitié et leur envoie toujours en temps utile, des hommes chargés de les réveiller. Mais, dès que ceux-ci commencent leur tâches, les hommes se mettent en colère contre eux, leur tombant dessus et les maltraitent, et, dans leur fureur aveugle, ils n’hésitent pas à les tuer afin de pouvoir de nouveau s’assoupir dans la paresse si agréable à leur chair.
Mais Dieu a créé l’homme pour la vie et non pour la mort éternelle, aussi ne se lasse-t-il jamais d’envoyer aux hommes paresseux et sensuels des hommes chargés de les réveiller et de les rendre à la vraie activité qui vivifie l’âme.
Si les hommes n’écoutent pas les exhortations des prophètes et les persécutent, Dieu emploie pour les réveiller des moyens plus énergiques, et c’est alors qu’il leur envoie les mauvaises récoltes, la disette, la guerre, la famine, la peste et bien d’autres fléaux.
Si les hommes se convertissent et redeviennent actifs selon le dessein divin, Dieu reprend bientôt ces fléaux ; mais s’ils n’en tiennent pas compte, Dieu a en réserve d’autres moyens encore, et c’est le déluge du temps de Noé ou la destruction de Sodome et Gomorrhe !
Vous aussi, si vous vous obstinez dans le péché jusqu’à ce que votre mesure soit comble, vous aurez à connaître ces derniers et terribles moyens. Je vous dis cela maintenant afin que vous vous souveniez de mes paroles lorsque cela vous arrivera.